Bouzelouf d'Offrande


Dans le projet Bouzelouf d’Offrande, l’artiste documente son expérience d’une grande fête de sacrifices : la célébration de l'Aïd El-Kébir, commune pour les traditions musulmane et judéo-chrétienne. La fête fait référence au sacrifice originaire d’Ibrahim (ou Abraham dans la religion juive) qui, afin d’accomplir l’ordre de Dieu, aurait dû égorger son fils Ismaël (ou Isaac) ; cependant au moment X ce dernier avait été remplacé par un mouton (ou un agneau). Dans la tradition musulmane, on égorge désormais un mouton pour que ce sacrifice, transformé en une fête publique, permette, d’une part, une glorification de Dieu et d’autre part, un moment unique de partage et de convivialité qui réunit le peuple, car ce mouton égorgé est ensuite cuisiné et partagé entre les familles. L’œuvre documente les étapes de la cérémonie religieuse et présente également les répliques des os de mouton égorgés, ramassés par l’artiste et ensuite moulés afin de permettre au spectateur de témoigner le rituel et d’en faire partie. Elena Sorokina




Lundi 12 septembre, la célébration de l'Aïd El-Kébir 2016 bat son plein. L'une des pratiques associée à la plus grande fête musulmane de l'année.


La mise à mort d'un animal (mouton, chèvre ou vache) dont on fait un repas de fête, commémore un épisode bien précis pour les croyants :


Le sacrifice évité d'Ismaël par son père Abraham, à son Dieu. L'Aïd El-Kébir (littéralement "grande fête" en arabe) ou aïd al-adha, "fête du sacrifice"


Prélèvement de moutons sacrifiés. zinc / étain / cuivre